Billets de septembre 2006

Des heures d'ouverture prologées dans les épiceries, c'est le signe d'une société moderne

Je suis une cliente qui fait des plaintes écrites aux épiciers à cause de la loi qui les obligent à avoir seulement 4 employés après 17 heures le samedi et le dimanche. Je remarque que jusqu’à 19 heures les week-ends, les épiceries de mon quartier sont bondées.

Il faut remettre les choses en perspective dans ce débat. L’argument de préserver la vie de famille ne fait pas le poids. Quelques employés supplémentaires par magasin versus des centaines de clients. Les clients qui sont là à poiroter en ligne, leur vie de famille est perturbée. Cette situation entraîne du stress et des tensions autant pour les clients que les employés. Ce n’est pas sain pour personne.

Il y en a qui disent que cela fait trop d’ouvrage pour les employés. Les lois du travail stipulent un maximum de 40 heures par semaine par employé. Au contraire, ainsi des gens à temps partiel, comme les étudiants, vont pouvoir faire plus d’heures. Donc, cette mesure accroît la richesse collective puisque ces gens vont avoir plus d’argent à dépenser. Pourquoi vous pensez que les provinces qui ne limitent pas les heures d’ouvertures ont un taux de chômage moins élevé.

Les épiciers sont des gens d’affaires, ils vont engager du personnel en fonction de l’achalandage. Historiquement, cette loi a réussi à survivre à cause du lobbysme des dépanneurs. Mais depuis, les dépanneurs ont changé de vocation. Et en regardant les succès de Couche Tard, je ne pense pas que les dépanneurs ont de quoi se plaindre.

Dans le pire des scénarios, je veux absolument est que l'on augmente les heures d'ouverture conventionnelles les week-ends pour qu'elles se terminent à 19:30 heures. Sinon, c'est l'enfer. Je vous invite tous à vous procurer une carte postale chez Métro, Loblaw-Provigo ou IGA-Sobeys, de la signer et de l'envoyer à votre député.

publié le 11 septembre 2006 11:52 | Commentaires (2)

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